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  Le programme de plaidoyer
 

Basé sur sa propre conviction et son investissement dans les affaires citoyennes décisives, pionnier dans son engagement sur ce sujet, l'association Najdeh a pris la décision de lancer la campagne spéciale pour le droit au retour. Et cela, après le 60 anniversaire au désastre de 1948 (Nakba), qui a causé le déplacement de notre peuple dans des pays différents et de nos jours, et donc après plus de 61 ans de recherche d’un abri, les Palestiniens exigent toujours leur droit au retour, refusant la totalité des solutions qui peuvent le priver ce droit.

L'association a commencé à préparer le lancement de la campagne en collaboration avec ses associés en Europe pour réanimer le souvenir du désastre d’il a 60 ans (Nakba). Et en effet l'association élabore un projet qui commence par le choix d'un village palestinien dont la plupart de ses citoyens ont un abri à l'étranger. La seconde étape de ce projet consiste à interviewer et enregistrer l’ensemble de leur mémoire, pendent ce temps, une autre partie de l’association enregistre les interviews et met en parallèle les différentes mémoires extérieures et intérieures. Ces mémoires combinées seront ensuite traduites dans des groupes d'activités pour être enfin utilisée à travers une campagne européenne pour le droit de retour, qui inclue beaucoup d'activités (pour la célébration des 60 ans de cette mémoire).

L’association a choisi un village palestinien appelé Ras El Ahmar, à 8,5 km de distance au Nord de Safad, le nombre d’habitants en 1945 était autour de 620 personnes (pour la plupart propriétaires)(7 931 – 7 934 mètres carrés). Le village a été occupé le 30 octobre 1948 et détruit par l’armée israélienne à la fin de 1948.

Les citoyens de ce village ont été forcés de le quitter et la plupart d'entre eux ont immigré au Liban et vivent toujours dans des camps de réfugiés, particulièrement dans Ein El Helwe. Peu de citoyens du village sont restés dans ses environs proches, aujourd’hui devenus une partie d'Israël.

Ce village palestinien a été complètement détruit, il ne reste rien excepté une école et une maison. Un nouveau village juif (Nochav) a été construit à la place.

Dans un premier temps, l'association Najdeh a formé une équipe de travail pour faire ces entretiens avec 22 familles de Ras El Ahmar résidant dans Ain El Helwe. Les aînés ont particulièrement éprouvé cette étape, notamment pour la période d’avant et d’après le désastre (Nakba), mais cela a permis d’obtenir le plus de détails sur le village, son histoire et la nature de sa population et de sa vie. C'est ainsi que ces interviews sont devenus une source d’informations fidèle utilisée dans des films et des livrets, traduits dans des langues différentes (l'arabe - l'anglais - le français). Dans un second temps, différents matériels utilisés et de vieux objets, appartenant à la période d'avant le désastre, sont collectés dans les familles et exposés par la suite dans une exposition spéciale en plus d'un ensemble de photographies appartenant aux différents villages(1948) dont le village de Ras El Ahmar.