Le 19/12/2008, le ministre Tarek Metri a ouvert un atelier pour montrer le résultat de l’étude sur la contribution des Palestiniens à l’économie libanaise, dans les quartiers et les camps palestiniens. Cet évènement a été parrainé par le ministre Dr Tarek Metri, entendue par le Député Amar houri et le Député Saad El Hariri, mais pas seulement, était aussi présent : l'ambassadeur des Palestiniens au Liban, Mr Abbas Zaki, l'avocat Saad El Deen, représentant de l'Union des avocats arabes, un certain nombre de représentants des partis politiques palestiniens, des représentants d’organisations civiles travaillant sur les questions libano-palestiniennes et divers syndicats populaires palestiniens. C’est l'association Najdeh et la coalition de la campagne pour le droit au travail qui les a invités pour cet évènement. Le ministre Metri a alors évoqué sa vieille amitié avec l'association Najdeh pour les assurer de sa satisfaction et de sa gratitude envers le travail important qui est fait pour attirer l’attention sur la situation palestinienne au Liban. Aussi, il a demandé à analyser le rapport (l’étude) sur la contribution des réfugiés palestiniens à l'économie libanaise non pas au travers du langage de l’émotion, des sens et du cœur, mais par celui des chiffres afin de mieux saisir concrètement la réalité de ce peuple puisque son destin et celui des libanais sont liés l'un à l'autre. Ainsi, les peuples palestiniens et libanais font face aux mêmes problèmes qui se chevauchent. Résoudre ces problèmes n'est ni un devoir national, ni une pitié envers quiconque, ainsi donc, nous nous devons de travailler à résoudre ces problèmes, toujours selon une négociation et un dialogue connecté, raisonnable et prudent, tel que la cohabitation provisoire entre palestiniens et libanais l’a constamment exigée. Du discours du Ministre Metri, nous retiendrons : "Au Liban, il y a quelques personnes qui regardent les Palestiniens avec un esprit chaud et un cœur froid, et cela accroit les divisions au Liban. Cette négociation est essentielle et loin d’une présence politique palestinienne au Liban. Elle doit être une négociation purement libano-palestinienne". Le ministre Metri a souligné le sérieux des recommandations de cette étude qui est basée sur des informations précises. En conséquence, il a appelé tout les Libanais à discuter de cette étude afin de résoudre le problème du droit au travail des réfugiés palestiniens qui résident au Liban, et cela, de façon réaliste, loin des lourds problèmes de départ qui ont entrainé cette question.
Un discours a été récité par Mme Samr El Youser, représentante de Diakonia, l'organisation qui soutient la campagne et l'étude sur la contribution des réfugiés palestiniens à l'économie libanaise. Mme Samr explique l'importance de la campagne pour le droit au travail et présente ce droit comme l'un des piliers des droits de l'homme tel qu’il est dit sur l'article 23 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Elle a aussi mentionné les lois discriminatoires dans le travail et leur impact sur les conditions de vie de réfugiés palestiniens. Elle a alors conclu que nous devons séparer le droit au travail du contexte de conflit politique et traiter ce droit au travail sur la base des valeurs de justice sociale. Ensuite nous devons utiliser les résultats de l'étude dans la construction de fondements solides de connaissances sociales et ces résultats doivent être la base d’une négociation nationale approfondie sur le droit des Palestiniens au travail au Liban.
Un discours a été récité par le directeur d'association Najdeh, Leila El Ali, représentant la coalition de la campagne pour le droit au travail. Elle a parlé du contexte, de l'histoire du lancement de la campagne et de la conduite de l'étude, confirmant les pas positifs amorcés par l'état libanais à propos des droits de l'homme des Palestiniens au Liban. Elle a expliqué que l'étude sert l’objectif final et fournit un outil positif sur les travaux au sein du gouvernement libanais. Elle a souligné dans les résultats de l'étude, que les Palestiniens au Liban ne sont, non pas des parasites mais des contributeurs à l’économie libanaise et que nous ne pouvons pas appliquer le principe de réciprocité. D'ailleurs, elle a assuré la continuité du travail pour discuter et approfondir les résultats de l'étude et ses recommandations dans la société palestinienne et libanaise.
Le Docteur Azizah d'Al-Khalidi, qui a supervisé l'étude, a présenté les résultats : les camps palestiniens contribuent à environ 10 % (de l'échantillon) de l’économie libanaise.
Le Docteur Riad Tabbara, qui a accompagné et examiné l'étude, a recommandé d'ouvrir un dialogue économique entre le milieu des affaires et le milieu ouvrier, avec les intellectuels et les syndicats, pour parvenir à une conclusion sur le travail des Palestiniens au Liban. Tabbara l'a assuré : l’emploi des palestiniens au Liban ne constitue pas une concurrence déloyale, ou une compétition sur le marché du travail, mais plutôt un travail complémentaire.
Le 03/01/2009, les résultats de l’étude sur la contribution des réfugiés palestiniens à l’économie libanaise ont été présentés à Tyr dans l'Hôtel de Platine. Cet évènement a été parrainé par le Député Ali Khreis et les représentants d'institutions civiles au Liban et en Palestine. Le nombre de participants était de 130, partagés entre les institutions et les partis Palestiniens et libanais.
Etaient présents à cet événement : le Député Ali Khreis; les représentants de Municipalités de : Majdal Zun et Toura; les maires de : Bourj Shamali, Chbriha et Tyr; et les représentants de syndicats libanais : d’ouvriers, d’agents hospitaliers du sud et des ouvriers de la société d'eau du Sud, de service de commerce; mais aussi des représentants d'une institution internationale, de deux institutions libanaises, de onze institutions palestiniennes, de trois partis libanais, de sept partis palestiniens et enfin moins d’une dizaine de personnes indépendantes.
En raison de la situation d’urgence dans la ville de Gaza, il était nécessaire de procéder à une minute de silence pour les âmes de nos martyrs innocents. C’est alors qu’Ali Khreis a pris la parole.
Pour commencer, le député de la ville de Tyr a parlé de l'histoire de la résistance de Tyr côte à côte avec l’O.L.P. Par la suite, il a rappelé le silence arabe à propos de la situation à Gaza, comme il l’avait fait deux jours avant, à la réunion quotidienne de la Fédération des Parlements Arabes. Enfin, il a démontré que les peuples arabes étaient beaucoup plus liés au peuple de Gaza que ne le sont leurs dirigeants.
Le député a alors parlé du droit des Palestiniens à retourner en Palestine et à retrouver leur capitale, Jérusalem ; mais également du droit des Palestiniens au Liban, à réclamer leurs droits non seulement dans le travail, mais aussi dans la propriété sans pour autant renoncer à leur nationalité. Le député a promis de soutenir directement les Palestiniens au parlement libanais sur leur droit au travail et à la propriété tel qu’ils existent pour chaque libanais.
Le discours de la coalition libano-palestinienne de la campane pour le droit au travail a été récité par l'avocat Raeed Attaya, un membre du Comité de Suivi (de l'association d'Al Naba). Me Attaya a parlé du lancement de la campagne depuis 2005 et de sa pérennité malgré toutes les difficultés éprouvées durant cette période. Ensuite, il s’est étendu sur le fait que les Palestiniens sont les «invités» provisoires/ bref, des réfugiés de ce pays et que par conséquent les systèmes officiels ne doivent absolument pas les traiter comme de simples étrangers. Ainsi, il conclut que les droits des Palestiniens ont été perdus d’un coté à cause de l'U.N.R.W.A. et de l’autre à cause du gouvernement libanais, car : le gouvernement libanais considère que l'U.N.R.W.A. est responsable de la situation professionnelle des Palestiniens, et l'U.N.R.W.A. considère que le gouvernement libanais doit assurer ces droits civils aux Palestiniens.
Le 06/01/2009, les résultats de la contribution des réfugiés palestiniens à l'économie libanaise ont été présentés au Centre Municipal de Saida. En tout, 120 personnes étaient présentes.
Diverses personnes y ont participé : le député Osama Saad, Abdel Rahman Al-Bizri de la municipalité de Sidon, les représentants de Syndicat d’ouvriers, sept institutions libanaises, quinze institutions palestiniennes, deux partis libanais, deux partis palestiniens et neuf personnes indépendantes.
Le député Osama a alors expliqué que les frères palestiniens au Liban souffrent de sérieux problèmes politiques, sociaux et d’insécurité, que le pouvoir au Liban ne traite pas les Palestiniens comme un peuple à prendre en compte, qu’il en découle des comportements racistes envers les Palestiniens et enfin des lois racistes. Il présente alors son soutien aux palestiniens qui réclament leur droit politiques et sociaux, dont le droit au travail, puis il a confirmé son soutien à toutes les options qui permettrons aux Palestiniens d’obtenir ces droits civils et humanitaires.
De son coté, le Docteur Abdul Rahman Albzri a loué l'importance de la campagne pour le droit au travail qui exige des droits politiques. Il a alors évoqué le droit au travail comme le droit de chaque Homme tel qu’il est admis par la charte des Nations unies. Et qu’ainsi, en privant des personnes pleines et capables du droit au travail, ils violent également le droit des palestiniens à la succession.
Le 10/01/2009, les résultats de l’étude sur la contribution des réfugiés palestiniens à l’économie libanaise ont été présentés au centre de l’Association Najdeh de la ville Saadnayel. Les participants était au nombre de 40 personnes. Diverses personnalités de Saadnayel étaient présentes : le Maire Talbaya, les représentants de quatre institutions libanaises, six institutions palestiniennes, une institution internationale et enfin quelque personnalités indépendantes.
Le Maire de Saadnayel a alors parlé du droit au travail qu’exigent les palestiniens du Liban, contrairement à ceux des autres pays arabes qui ont déjà acquis ces droits. Mais, malheureusement, la politique du gouvernement libanais est d’essayer de maintenir une certaine pauvreté au sein de la population palestinienne afin de la pousser à l’émigration. Quant au travail, il demeure un droit légitime pour tout les Palestiniens.
Par la suite, Mr le maire Talabaya a demandé au gouvernement libanais de donner du travail aux Palestiniens comme pour tout travailleurs libanais. D’autant que les palestiniens sont des personnes très persistantes.
Le 14/01/2009, les résultats de l'étude ont été exposés au centre de Safadi à Tripoli. Et les participants étaient au nombre de 70. En tant que membre de la Municipalité de Tripoli, Mme Samira Baghdadi s’y trouvait, cependant d’autres institutions civiles étaient présentes: Libanaises, Palestiniennes et des fédérations de syndicats. La réunion a été parrainée par le Président de la Fédération des Syndicats d'Ouvriers de Tripoli, M. Hassan le Scheik Salem.